Comme un air de déconnexion. Depuis début janvier, pas une semaine ne passe sans apporter son lot de mauvaises nouvelles, sur fond de restrictions budgétaires dans la culture. Pendant ce temps, les plus prestigieuses institutions musicales du pays célèbrent l’« année Boulez », à coup de concerts, conférences, colloques, publications, expositions… En fait-on trop pour le compositeur chef d’orchestre (aussi penseur, agitateur, bâtisseur), tout juste centenaire ce mois-ci ? Le débat est ouvert.
Que Boulez fut une personnalité dominante de la vie musicale en son temps – et pas qu’en France – est une donnée irréfutable. Mais il ne fut pas le seul, tant s’en faut, puisque les aînés Poulenc, Chostakovitch, Messiaen, Britten, Dutilleux étaient encore actifs, puisqu’il comptait parmi ses contemporains des créateurs aussi éminents que Bernstein, Ligeti, Stockhausen,…
