Je lui téléphone tous les jours. Voire, je l’appelle matin et soir. Je lui rends fréquemment visite, pour déjeuner, dîner, boire un thé. Des moments du quotidien, souvent très banals, parfois courts, mais qui nous plaisent à toutes les deux. Quand nous profitons de temps plus longs, c’est généralement lors d’une fête familiale, réunies pour un week-end au moins. L’entente est donc bonne et la conversation plutôt facile. Alors, d’où surgit cette frustration d’avoir encore tellement de choses à découvrir de ma mère ? Ce besoin comme viscéral d’en savoir plus sur elle, sur nous, sur la sienne que j’ai si peu connue… Une sorte de réveil tardif qui m’a fait lui demander, entre la poire et le fromage, il y a quinze jours seulement, comment elle définirait mamie en…
